2) conservation des énergies
Il y a deux formes évidentes d'énergie mises en jeu au cours de l'écoulement du filet d'eau :
- l'énergie cinétique de la forme Ec = 1/2 m v²
- l'énergie potentielle de pesanteur de la forme Epp = m g z
Quand S diminue, v augmente (conservation du débit) donc Δv est positif .
La variation Δv de la vitesse d'écoulement provoque une variation d'énergie cinétique ΔEc= 1/2 m Δv² positive.
Quand S diminue, z augmente ( voir photographie ci-dessus) donc Δz est positif et ΔEpp = m g et est positif.
Quand S diminue, l'énergie cinétique et l'énergie potentielle de pesanteur augmentent.
La conservation de l'énergie ne peut donc être respectée sauf si on fait intervenir une troisième forme d'énergie qui diminuerait quand la section S diminue.
Remarque: pour la suite du raisonnement, on considère que le fluide est lui-même incompressible * sinon il lui suffirait de se contracter pour que sa masse volumique augmentant, Δv et Δz tendent vers zéro.
* : les liquides, donc l'eau, ne sont pas compressibles - les gaz le sont …
… néanmoins, on pourra considérer que la compressibilité des gaz ne remet pas en cause le théorème de Bernoulli en aéronautique tant qu'on n'atteint pas des vitesses proches de celles du son.
L'unique façon de respecter le postulat de conservation de l'énergie est d'inclure dans le système étudié les surfaces qui contiennent l'écoulement.
Ces surfaces s'opposent à la dispersion du fluide et subissent des contraintes. En absence de fluide, les contraintes et les déformations (apparentes ou pas) disparaissent.
L'énergie potentielle élastique Epé stockée par ses surfaces permet de comprendre comment l'énergie est conservée au cours de l'écoulement.